Syrie - 28/01/2026
"Aucun peuple qui opprime un autre peuple
ne peut se libérer lui-même"
Le PKK a soumis le peuple kurde aux Yankees, aux fascistes et aux criminels de guerre, Al Assad et Poutine
Ils ont agi comme des troupes Gurkhas au service des compagnies pétrolières impérialistes qui pillent la Syrie et massacrent ses opprimés
Maintenant, les Yankees ont changé de directeur : ils ont nommé Al Jolani, le nouveau chef du PKK
La bourgeoisie kurde appelle le sionisme à intervenir directement en Syrie
Alors que les Yankees s'apprêtent à définir leur occupation à Gaza leur occupation à Gaza et mettre sur pied le "Grand Israël" et en même temps que les bourgeoisies arabes encerclent les masses palestiniennes, la dirigeante des forces kurdes en Syrie, Ilham Ahmed, a déclaré : "La crise du Moyen-Orient exige que chacun comprend que sans le rôle d'Israël et du peuple juif, il n'y aura pas de solution démocratique pour la région" (...)
"La sécurité des zones frontalières en Syrie exige la participation de tous à la solution, et Israël est l'une des parties concernées. Son rôle sera fondamental, c'est pourquoi le dialogue avec Israël en ce moment est crucial". Misérables ! Laquais du sionisme fasciste et les yankees ! Maintenant, après le massacre de 300.000 Palestiniens à Gaza, dès Syrie la bourgeoisie kurde appelle à renforcer le "Grand Israël" et même à entrer en Syrie.
La classe ouvrière kurde doit rompre avec cette bourgeoisie lâche, sous tutelle et financée par Trump ! Ils ont publiquement soutenu le massacre du sionisme à Gaza et ont traité les masses de Gaza de "djihadistes" et de "terroristes", comme ils l’ont fait hier en Syrie.
Il devient clair que les "communes libertaires" de "Rojava" sont et ont été un écran de fumée pour la bourgeoisie kurde pour couvrir les bases yankees dans le nord de la Syrie. Dans toutes ces "communes" flambe le drapeau yankee et jusqu’à hier même, le drapeau syrien d’Al Assad.
La gauche réformiste mondiale et plusieurs anarchistes doivent expliquer leur complicité avec les staliniens contre-révolutionnaires du PKK et la bourgeoisie kurde pro-impérialiste. Diront-ils aussi que les villes du nord de la Syrie qui ne font pas partie du territoire kurdes sont-elles des « communes des libertaires » ?
Depuis Kobane et Hasaka, le contrôle des troupes kurdes sous commandement yankee s'étendait 10 fois plus de leur territoire, occupant une grande partie du nord de la Syrie. C'est la zone pétrolière de cette nation et elles ont été prises par les YPG. Elles ont agi comme de véritables forces d'occupation à Raqqa et Deir ez-Zor, les deux villes les plus importantes du nord de la Syrie. Elles sont entrées à la pointe du fusil sous prétexte d'attaquer les "terroristes". Ils affamaient leur peuple et remplissaient leurs prisons de prisonniers politiques qui faisaient face au chien Bachar et au génocide qu'il a mené avec le boucher Poutine et la bourgeoisie sinistre chiite.
Les voilà des prisons pleines de femmes et d'enfants qu'ils accusent "d'être de l'EI". Misérables. La gauche du "front antiterroriste" (sous le camp des yankees, de la Russie, du sionisme et d'Al Assad) a beaucoup à expliquer. Ils ont été le parapluie protecteur de la bourgeoisie kurde et de ses forces contre-révolutionnaires payées par les compagnies pétrolières impérialistes.
Pour la bourgeoisie kurde, le modèle de Gaza de terre brûlée et la reconstruction que propose Trump est la "commune parfaite". Pour la bourgeoisie kurde, ses YPG et le staliniste PKK, comme le dit son commandant, "le sionisme est le seul qui obtiendra une solution démocratique pour la région". Au milieu du génocide en Palestine, ce que posent les porte-parole des FDS est d’un cynisme contre-révolutionnaire si extrême qu’on ne l’a vu que dans les porte-parole de la Maison Blanche et à Tel Aviv. Ce ne sera pas par hasard que les FDS finissent dans un accord pro-sioniste avec Al Jolani, d’intégration de celles-ci à l’armée unique de la bourgeoisie syrienne.
Les FDS appellent le sionisme quand les masses arabes syriennes se révoltent contre toute politique d'occupation de leur nation, malgré et contre Al Jolani, le nouveau serviteur des yankees à Damas.
Les masses ont libéré leurs prisonniers. Elles s’arment et s’autoorganisent chaque fois qu’il faut attaquer les shabihas, les troupes contre-révolutionnaires d’Al Assad qui lèvent la tête, etc...
Au contraire, la politique d’Al Jolani est d’intégrer un régime et des FFAA en commun à toutes les fractions bourgeoises et impérialistes ou leurs représentants, qui ont envahi et divisé la Syrie et de là négocier avec le "Grand Israël" le contrôle de celui-ci au compte de l’impérialisme de la nation opprimée.
Voilà les entretiens et accords d’Al Jolani avec l’assassin Poutine, partenaire d’Al Assad et du PKK dans le massacre du peuple syrien.
Al Jolani ne vient pas pour vaincre ceux qui ont occupé, divisé et massacré la Syrie, mais pour occuper un gouvernement avec eux tous... y compris les FDS pour contenir et à l’avenir écraser définitivement les masses qui cherchent justice pour leurs morts, récupérer la nation syrienne de son occupation et résoudre le problème de la faim, du pain et du logement qu’aucun gouvernement bourgeois ne pourra résoudre.
Al Jolani vient pour contenir la justice populaire qui cherche à imposer les masses révoltées contre la grande bourgeoisie alaouite, les fascistes meurtriers de leurs familles, contre la grande bourgeoisie druze partenaire du sionisme dans ses affaires en Syrie et contre Erdogan, avec qui le PKK a conclu un accord en déposant les armes en Turquie.
Sans doute que les FDS, sous les ordres yankees, finiront par s’entendre avec le nouveau "Khalifa" de Damas, mais à condition de verser une partie de leurs dividendes... C’est ce qui se négocie en ce moment : la bourgeoisie kurde obéit à son maître yankee.
Tout le monde craint qu'une nouvelle offensive révolutionnaire comme celle de 2011, des masses qui viennent d'expulser Al Assad, qu'avec de nouveaux soulèvements ville à ville, se transforment en nouveaux affrontements contre le gouvernement d'Al Jolani et l'ensemble du régime au service de l'impérialisme.
Trump et les yankees sont les chefs des FDS et du PKK, à ceux qui ont été payés de juteux dividendes du pillage de la Syrie
En s'alliant à leurs bourreaux hier et aujourd'hui, ils ont renoncé au droit à l'autodétermination du peuple kurde. Ils sont restés comme troupes d'occupation. Leur droit à l'autodétermination s'est transformé dans une offensive réactionnaire d'occupation du nord syrien aux frais des yankees. Comme nous l'avons déjà dit, ils ont occupé bien plus que Kasaka et Kobane : ils ont occupé les zones et villes les plus importantes et clés du nord de la Syrie, d'où sont contrôlés et surveillés les puits de pétrole des entreprises
Les revendications du peuple kurde sont restées entre les mains des bouchers impérialistes, appuyés sur une montagne de cadavres et de fosses communes des masses syriennes... C’est la "autodétermination" que défend la gauche islamophobe rampante des Yankees.
Il faut parler clairement : aucun peuple qui en opprime un autre ne peut se libérer lui-même
Les FDS, annoncées au monde avec des filles coiffeuses, n'étaient que les gardiennes et les gardiens des puits de pétrole des compagnies pétrolières dans le nord de la Syrie, d'où elles pillaient tout "l'or noir" de cette nation. Ce sont les gardes de sécurité privées de Shell, Exxon, Chevron, Total, British Petroleum, ENI...
Que vont tromper un autre les traîtres qui prétendent faire des "communes libertaires" avec la British Petroleum et la Shell ! Canailles !
Trump lui-même l’a dit : "Pour que vous le compreniez, les Kurdes ont été payés d’énormes sommes d’argent, on leur a donné du pétrole et d’autres choses. Ils l’ont donc fait pour eux-mêmes, plutôt que pour nous". À confession partielle, décharge des preuves.
"Rome ne paie pas les traîtres". Les États-Unis ont obtenu une armée stable, sans armes lourdes, comme celle d’Al Jolani, qui peut contenir les masses pour l’instant avec des "chants de sirène" et en détournant leur lutte pour le pain et les maisons, qui ont été détruites par des années de guerre contre-révolutionnaire. Al Jolani promet aussi aux multinationales qu’il leur sera moins cher et plus sûr de voler en Syrie.
Pour Al Jolani et la bourgeoisie syrienne, reconquérir leur territoire signifie centraliser l’état bourgeois qui garantit la propriété aux capitalistes et le pillage aux impérialistes.
Pour les masses, reprendre le territoire syrien signifie chasser de celui-ci les oppresseurs et leurs laquais, régler des comptes avec les assassins qui les ont massacrés. C’est la vérité.
Les FDS obéiraient déjà à leur maître yankee. Le pacte d’accord et d’intégration avec Al Jolani a commencé. Les miettes qui leur reviennent du pillage de la Syrie sont distribuées entre ces bandes bourgeoises laquais des Ëtats-Unis.
La voie pour reprendre la lutte pour l’autodétermination du peuple kurde en Syrie est que celui-ci rompt avec la bourgeoisie et le PKK. Celui-ci s’est déjà rendu en Turquie à Erdogan, comme nous l’avons déjà dit, où ils ont déposé les armes. Il doit rompre avec la bourgeoisie kurde qui gouverne l’Irak en couvrant le retrait des yankees vaincus dans ce pays. Il doit rompre avec les geôliers du peuple arabe syrien, qu’il occupe...
Il doit se joindre à la lutte révolutionnaire de ses frères kurdes en Iran. Ils sont l’avant-garde du combat contre les ecclésiastiques meurtriers qui aujourd’hui ont fait un massacre contre les masses révoltées dans leur pays, comme hier avec Al Assad et Poutine dans la Syrie révolutionnaire.
L'unité de la classe ouvrière syrienne et kurde est la seule garantie que le droit à l'autodétermination des peuples opprimés puisse être conquis, car la classe ouvrière est la seule qui n'opprime pas les autres classes.
Seul un gouvernement révolutionnaire ouvrier et paysan de Syrie, reprenant la voie des comités ouvriers et partisans comme en 2011 dans le combat contre Al Assad, est celui qui tient entre ses mains la libération de tous les peuples opprimés. Il est le seul qui fera de la Syrie un bastion du combat anti-impérialiste dans tout le Moyen-Orient et une avant-garde du combat contre le sionisme et pour la destruction de l’état fasciste d’Israël.
Les FDS et le fléau stalinien du PKK, alliés à Netanyahu, l’assassin du peuple palestinien, demandent de l’aide au sionisme pour que cette fois-ci ce soit lui, qui occupe déjà une partie de la Syrie, qui mette de l’ordre dans le protectorat et défende ses affaires.
La trahison des courants social-impérialistes islamophobes est à découvert :
Ils affirment que "Trump a trahi le peuple kurde"... L’impérialisme n’est pas là pour libérer les peuples, mais pour les écraser ou les utiliser pour leurs affaires
Les courants social-impérialistes, qui sont tous entrés dans le "front antiterroriste" appelé par l’impérialisme français pour écraser les masses de la Syrie, se plaignent aujourd’hui que "Trump a trahi le peuple kurde".
Nous ne nous laisserons pas de le dire : les Yankees n’ont trahi personne. Ils étaient et sont fidèles à leur classe, à leurs affaires et à utiliser chacun de leurs agents quand vous en avez besoin.
Ceux qui ont trahi sont ceux qui ont dit à la classe ouvrière mondiale que les traîtres staliniens du PKK et ses forces militaires surveillées par les bases yankees allaient libérer le peuple kurde opprimé. Ceux qui ont dit qu’avec Al Assad et Poutine, les fascistes qui ont fait le "sale boulot" aux grandes puissances pour écraser la révolution de 2011, on conquérait le droit à l’autodétermination.
Aujourd’hui, la gauche social-impérialiste veut faire croire aux travailleurs du monde que l’impérialisme est une force qui peut lutter pour la libération nationale et qu’il suffit d’être "attentif à ne pas trahir"... Ils affirment que pour se libérer il faut marcher avec l’impérialisme une grande partie du chemin, même si c’est en opprimant d’autres peuples...
Un de ces courants, surveillé depuis Londres par les "socialistes de la reine", le PTS d’Argentine, en plus de déplorer "la trahison américaine", affirme maintenant que "la direction du mouvement kurde doit évaluer ses stratégies conciliantes, que ce soit l’alliance avec les États-Unis ou les accords conclus avec les régimes de Bachar el-Assad et Poutine..." Pourquoi faut-il évaluer l’alliance avec les forces contre-révolutionnaires maintenant et non en pleine révolution ? Pourquoi n’ont-ils pas appelé les masses kurdes à évaluer leur pacte avec Assad et Poutine qui les a placés sous le commandement yankee en 2014 pour étrangler la révolution syrienne ?
Des millions de personnes se sont levés depuis 2011 contre Al-Assad et Poutine, et le peuple kurde faisait partie de ce soulèvement. Puis, sous les ordres des compagnies pétrolières impérialistes et par la trahison du PKK, ils ont rompu le front de la révolution et sont devenus des troupes Gurkhas de celles-ci.
Le PTS et ses confrères de Londres, entre autres, ont applaudi cette décision. Maintenant, qu'ils assument leurs responsabilités.
Ils ne doivent pas seulement faire face et être responsables de la discipline imposée par l'"impérialisme ami" à leurs alliés en Syrie, mais aussi des 10.000 prisonniers politiques, y compris femmes et enfants, qui sont accusés "d'être de l’ISIS". Ils sont emprisonnés comme des chiens dans les prisons de Raqqa et de Deir ez-Zor. Rendez-vous responsables des 120000 disparus en Syrie. Expliquez le génocide de 600000 Syriens. Ne gardez plus le silence.
Dans les prisons du Rojava, comme à Raqqa et Deir ez Zor, sont emprisonnées les familles des meilleurs combattants de la révolution de 2011. Appelez à la lutte pour leur liberté. Cessez de couvrir les geôliers des travailleurs et le peuple pauvre.
Dites-vous la vérité, nous insistons : vous êtes sur ce front contre-révolutionnaire qui a laissé 600000 massacrés et 120000 disparus. C’est pourquoi, à l’époque, vous avez affirmé, ne le cachez pas, que "la meilleure chose qui peut arriver est que les Kurdes gagnent" en soutenant toutes les alliances qu’ils avouent aujourd’hui avoir avec les Yankees et avec les génocidaires Al Assad et Poutine.
Quand ils le disaient pendant les premières années de la révolution, montés sur une propagande islamophobe du front impérialiste, ils le savaient parfaitement.
Ils sont les continuateurs du stalinisme au Moyen-Orient, qui l’a passé en soutenant les impérialismes qu’ils appelaient "démocratiques", comme Washington et Londres, qui se consacraient à diviser les nations du Moyen-Orient à leur gré et à opprimer et piller leurs peuples et toutes leurs richesses. Ils sont sales. Le sang des martyrs de la révolution syrienne ne les laissera pas vivre en paix.
Ils n’ont plus d’arguments à dire, ni moyen de se cacher. Le résultat de la politique de ces partis social-impérialistes et de tout le stalinisme international, qui applaudissait les traîtres staliniens du peuple kurde, était de rompre l’unité de la classe ouvrière syrienne avec la classe ouvrière internationale et de l’Europe et des États-Unis en particulier.
Ils ont isolé la révolution syrienne... Ils ont éteint la lumière pour que dans l’obscurité Al Assad et Poutine massacrent à leur guise des millions d’ouvriers et d’opprimés révoltés en 2011. Et ils disent que "l’impérialisme a trahi"... Non, vous avez trahi. Traites! Allez, expliquez.
Comment dire que la meilleure chose qui pouvait arriver dans la tragédie syrienne était que "les Kurdes gagnent", qui ont fini par être les gardiens du pétrole pillé par l’impérialisme ? Ils ont écrit beaucoup d’encre à ce sujet. Ils ne peuvent pas l’effacer. Ils se sont lassés de trahir. Maintenant, expliquez, traîtres.
Pour se battre à nouveau pour son droit à l’autodétermination, le peuple kurde doit rompre avec le PKK et les FDS qui l’ont soumis aux yankees.
Pour l’unité avec les travailleurs de Syrie, pour expulser les troupes d’invasion de la nation et se débarrasser du gouvernement d’Al Jolani, serviteur de l’impérialisme !
Les marxistes révolutionnaires disent aux masses syriennes révoltées qu’ils ont tout le droit de reprendre toutes les zones occupées par la contre-révolution qui a divisé et occupé la Syrie du nord au sud, dans toutes ses limites et frontières, et que c’est une tâche qu’aucun gouvernement bourgeois ne pourra aller jusqu’au bout.
La lutte des masses syriennes pour chasser toutes les troupes d’invasion de leur nation est juste. Aujourd’hui en particulier, la Turquie et le sionisme.
Nous affirmons et expliquons patiemment que récupérer la nation syrienne face à sa partition et à son occupation signifie expulser et étatiser sans paiement et sous contrôle de ses travailleurs toutes les compagnies pétrolières et transnationales impérialistes en Syrie, Ce sont elles qui ont financé les gouvernements et les forces internationales contre-révolutionnaires qui l’ont occupée en massacrant son peuple.
C’est la tâche des travailleurs et du peuple du Kurdistan d’Hasaka et de Kobane, de rompre avec les traîtres sinistres du PKK et les YPG qui ont collaboré avec les Yankees pour occuper la Syrie et se joindre à la lutte aux côtés des travailleurs et du peuple pauvre de Syrie pour expulser toutes les troupes d’invasion de leur nation et récupérer tout leur territoire. Nous les appelons à se soulever, à retourner les armes et à libérer toutes les villes occupées pour le compte des Yankees du nord arabe de la Syrie.
Ce n’est qu’ainsi, en étant l’avancée à côté des travailleurs syriens pour récupérer leur nation aujourd’hui occupée, le peuple kurde pourra à nouveau revendiquer son droit à l’autodétermination dans ses régions et aura sûrement le soutien de la majorité absolue du peuple pauvre. Et ensemble, ils pourront ainsi affronter le gouvernement d’Al Jolani et l’infâme pacte qu’il prépare avec les FDS et le PKK d’intégration au nouveau gouvernement laquais de l’impérialisme qui s’est installé à Damas après qu’Al Assad ait fait le "sale boulot" aux gangs impérialistes.
Nous appelons le peuple kurde à ouvrir les portes et les grilles de toutes les prisons de Raqqa et de Deir ez Zor, de Hasaka et de Kobane, où sont emprisonnés les meilleurs combattants du nord de la Syrie qui ont affronté le chien Bachar et les barils d’explosifs de Poutine.
Aujourd’hui, les FDS ont convenu avec les Yankees et l’escroc d’Al Jolani de transférer les prisonniers politiques de Raqqa, Deir ez Zor et tout le nord de la Syrie en Irak pour être arrêtés pour "être l’EI". MENSONGE ! Ce sont des prisonniers politiques de la révolution syrienne ! C’est ce que ressentent et reconnaissent les miliciens qui, malgré et contre Al Jolani, libèrent toutes les prisons et donnent la liberté aux prisonniers politiques de leur révolution. Nous sommes avec eux, pas avec leurs geôliers.
L’EI? Ce sont les yankees qui donnent les dollars aux YPG pour qu’ils gardent leurs puits de pétrole.
Nous appelons la classe ouvrière internationale à condamner la gauche social-impérialiste qu'elle a traitée de "terroristes" à la classe ouvrière et aux masses syriennes qui, il y a un an, ont renversé le fasciste al-Assad et cherchaient désespérément les plus de 120000 disparus et plus de 20000 prisonniers politiques qui se trouvaient dans des prisons-tombes sept étages sous terre.
Ce qui renforce Al Jolani, le gouvernement expropriateur de ce nouveau soulèvement démocratique-révolutionnaire des opprimés de Syrie, c'est justement cette politique sinistre des courants qui se réclament de gauche et sont laquais de l'impérialisme et traitent comme "jihadistes" ou "de l'EI" aux masses syriennes et les séparent ainsi de la classe ouvrière européenne et mondiale...
Sans le soutien de la classe ouvrière internationale, pourquoi l’ouvrier syrien briserait-il ou surmonterait-il la canaille d’al Jolani qui manipule sa lutte ? L’absolue majorité des associations ouvrières sous la direction de staliniens et traîtres de la IVe Internationale, les condamnent pour être "terroristes", alors que c’est le peuple syrien qui est encore en train de veiller sur ses morts... Oui, assassinés dans un véritable génocide. Nous répétons parce que tout le monde veut se taire et oublier. 600 mille ont été tués. 120 mille disparus.
Mais malgré cela, il y a quelques semaines, le jour de l’anniversaire du nouveau soulèvement d’il y a un an, dans chaque ville de Syrie, à côté des drapeaux de leur nation qui cherche à être libérée par le peuple pauvre, les drapeaux de la Palestine contre Al Jolani et cette sinistre bourgeoisie sunnite.
Attaquer les masses syriennes en tant que "terroristes" n’est pas seulement être un porte-parole du Pentagone, mais c’est un crime politique parce que c’est précisément en Syrie qu’il est question d’ouvrir un nouveau front contre le sionisme. Les masses syriennes se battent pour cela, comme le font contre le Hezbollah les travailleurs et les peuples opprimés du sud du Liban qui cherchent encore dans la dernière tranchée les armes pour rompre l’isolement de Gaza. Il en est de même pour les ouvriers héroïques d’Iran qui cherchent la justice en combattant le régime infâme des ayatollahs, qui a assassiné les meilleurs d’entre eux comme ils l’ont fait dans la Syrie révoltée de 2011.
Le rideau se lève et le sang jaillit sous la terre des peuples que le réformisme appelle " retardataires", "terroristes" ou "de Daech".
Le courant du PTS en Espagne a été publiquement répudié par des courants palestiniens comme Al Yudur pour avoir condamné la lutte d’autodéfense de Gaza du 7 octobre il y a deux ans. Ils appellent "terroristes" la résistance de Gaza sans aucun tabou. Et ils doivent le cacher de plus en plus, parce qu’ils se démasquent de plus en plus. Misérables.
S’ils sont même allés jusqu’à dire, comme le fait l’un de leurs dirigeants publiquement, que le 7 octobre était une "auto-attaque sioniste"... Quelle explication pour le début d’un des plus grands génocides de l’histoire... Une vraie confession des parties.
Aujourd’hui, alors que dans toute la Palestine des colons sionistes envahissent de plus en plus de terres et expulsent les paysans palestiniens avec des bandes fascistes, quand nous voyons le massacre de Gaza, il est déjà clair qui sont les terroristes et qui sont les travailleurs et le peuple aux armes défendant leur nation opprimée. Nous sommes face à des réformistes infâmes et impertinents.
Le sang des exploités ne pourra pas être caché dans l’histoire. Ils ont traité de "terroristes" et "d'être de l’EI" à 27 millions de Syriens. Misérables ! Ils ont caché la classe ouvrière syrienne pour qu’aucun secteur ouvrier ne la soutienne quand elle était massacrée par Poutine et Al Assad.
Nous sommes devant des réformateurs islamophobes qui parlent avec "arrogance" en faisant référence à la classe ouvrière du Moyen-Orient, qui est l’une des plus combattues au XXIe siècle. Ces gens n’ont rien à voir avec le programme et la politique de la IIIe Internationale envers les peuples "arriérés" (comme ils les appellent) d’Orient.
Les masses syriennes et de toute la région n’ont pas la direction qu’elles méritent. Cela découlera de la résistance héroïque que les masses palestiniennes présentent aujourd’hui, des soulèvements révolutionnaires contre les clercs assassins en Iran pour remettre sur pied la révolution des shora, des conseils d’ouvriers et de soldats
Une direction révolutionnaire internationaliste de combat et insurrectionnelle qui rallume l’étincelle de la Tunisie et dirige l’offensive révolutionnaire en Égypte pour reprendre la place Tahrir, afin que cette fois ce soient les masses qui prennent le pouvoir. Une nouvelle direction révolutionnaire qui ne se lèvera que sous les drapeaux de la IVe Internationale, marquant réellement qui sont les alliés de la classe ouvrière mondiale et qui sont ses ennemis.
Comité de rédaction du journal "La vérité des opprimés" en Syrie et au Moyen-Orient
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