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SECCIÓN: "PASO A LA MUJER TRABAJADORA"
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Dès  Naplouse …

Le 15 décembre 2015

Nous avons été avec Fuad Khuffash  lutteur combatif et coordinateur d'organisations en défense des prisonniers politiques, comme Alshanter et défenseur du combat des masses palestiniennes en Gaza:

 

" Nous vivons tous dans une grande prison, dès ce point de départ je peux te raconter la situation des prisonniers"

L'organisation que Faud coordonne se trouve à Naplouse. L'une des villes principales de Cisjordanie, et l’une dont a plus subi le régime de terreur des forces sionistes. Il n'y a pas de statistiques officielles, mais la quantité de prisonniers et détenus de ce dernier temps on peut  les raconter pour milliers. Il ne faut pas s'étonner, la deuxième intifada dans Cisjordanie  a commencé à Naplouse et depuis cette ville elle s'est rapidement étendu, selon les locaux disent.

La première chose que  Faud veut raconter est sur les conditions pour laquelle  aujourd'hui en Palestine il y a une Intifada. "Il y a une résistance depuis les bases dans toute  la Palestine, mais dans Cisjordanie il n'y a de personne qui l’organise. C'est une réalité que la légitimité de l'Autorité Palestine (AP) est très discréditée et les partis politiques de l'OLP sont très faibles  en dehors de Fatah". Ces partis ne représentent pas le peuple palestinien qui cherche à se mettre debout et se battre contre l'occupation et les actuelles conditions, finit Faud.

C'est que nous ne parlons  pas seulement d'une occupation et une usurpation de terres, cette occupation établit des conditions d'esclavage à l'intérieur de la Palestine. Nous parlons d'un chômage que parmi la jeunesse atteint au 60 %, des conditions de travail d'esclavage, par exemple les grandes fermes embouchent des enfants et des femmes pour qu'ils récoltent les fruits, le salaire minimum convenu entre le gouvernement palestinien et les entreprises (qu´en général sont des associations palestiniennes - israélites ou directement israélites) est de 1400 shekels, quand le panier de la ménagère basique est de 5000-6000 shekels à peu près. Le salaire moyen que  les femmes travailleuses palestiniennes touchent, consiste en 800 shekles.

En Gaza, la situation est aussi très compliquée, Faud explique " là les conditions de vie sont très mauvaises grâce aux bombardements d’août 2014 et aussi depuis la Junte militaire en Égypte avec Al Sisi. Les deux situations font que le blocage à Gaza soit complet et que le gouvernement de la Gaza ne puisse pas faire beaucoup à ce sujet".

"C'est pour cela que de plus en plus les palestiniens appuient à Hamas mais au niveau gouvernemental et des membres organisés, dans Cisjordanie est très faible. Par exemple, il me dit, aujourd'hui (15-12) est l'anniversaire 28 de la fondation de Hamas, et à  Naplouse par exemple aucun acte n’a célébré. La réalité est, et comme ça tous les palestiniens le voient, que l'Autorité Palestine négocie avec Israël tout le temps, et cela  implique une perte de légitimité. En plus les conditions à l'intérieur de Cisjordanie, et nous ne parlons pas de la Gaza,  sont terribles grâce à ces pactes et les processus de la paix qu'AP finit pour négocier. Nous vivons tous dans une grande prison, dès ce point de départ je peux te raconter la situation des prisonniers".

Nous parlons des prisonniers politiques, mais avant d'entrer dans ce sujet il faut faire un éclaircissement. Avec des accords d'Oslo, dans les prisons les prisonniers qui provenaient des partis politiques de l'OLP et qui provenaient des partis politiques de mouvements islamistes (comme Hamas et Al Yadid Islamique) ont été séparé. Cette séparation s’est encore plus approfondi en 2007 quand Israël a déclaré que Hamas avait pris sous des armes la Gaza et qu’il ne pouvait pas être part du gouvernement palestinien. Ainsi, l'AP et l'état sioniste fasciste d'Israël ont décidé que les prisonniers palestiniens de différents types d'organisations (OLP et des mouvements Islamistes) devaient être séparés complètement et les ont placés dans différents pavillons. "L'excuse de cette séparation a été pour qu'il n'y ait pas d'affrontements entre les prisonniers", raconte Faud, "mais la vérité", il conclut "c’a été pour affaiblir l´ensemble des  prisonniers palestiniens ”.


Faud a expliqué la condition des prisonniers palestiniens qui proviennent des partis politiques islamistes. "La situation des prisonniers palestiniens de ces mouvements est encore pire, les visites peuvent être chaque deux mois et ils n'ont aucun d'ustensiles, ni télé, et le maximum d’argent pour utiliser dans la cantine (l'un de peu de lieux comme pour manger quelque chose de plus décent et acheter des choses comme cigarettes, etc..) c'est 100 shekels, une vraie misère".
La situation de la Syrie est un grand sujet, qui est étouffé par plusieurs, mais Faud raconte que les masses palestiniennes sont avec le peuple syrien, qu'elles n’appuient pas le régime d'Assad parce qu'il en particulier a écrasé et a assassiné les soulèvements du peuple, et en plus, comme plusieurs des régimes totalitaires de la région, gardent la sécurité des frontières à Israël, pour que les peuples de la région ne soient pas unifiés par la lutte pour la cause de la libération palestinienne. "C’est pour cela  que Hamas a rompu avec Hezbollah, parce que les palestiniens et Hamas n’appuient pas le régime d'Assad, et comme Hezbollah non seul l'appuie mais il a aussi aidé avec l'Iran en envoyant ses gens, ce-ci a rompu des relations avec Hezbollah".

Finalement, Faud finit par dire  laquelle serait pour lui une possible solution à ce conflit qui tend à s'aggraver de plus en plus. "Hamas dit publiquement que la  seule forme de combattre l'occupation est avec la résistance armée, cela personne ne le lève publiquement. Le peuple palestinien ne croit déjà plus dans la solution de deux états, parce qu'il vit les conséquences de cette politique. L'intifada que nous voyons aujourd'hui est expression de cela. Une coalition entre Hamas et d'autres partis politiques qui appuient la résistance populaire serait une solution possible. C’est cela ce que le peuple cherche, une nouvelle direction laquelle ne négocie pas avec Israël, c'est  ce que  le peuple a besoin, mais il n'est pas vu toujours comme une possibilité réelle ".

C’est indubitable que tout le monde dit qu’une nouvelle direction on a besoin parce que des forces des palestiniens pour se soulever et pour se battre contre l'occupant sioniste, il y en a  trop. C’est indubitable que, contre leurs directions de l'OLP, les masses palestiniennes ont vu la vérité de ce que se passe en Syrie et  elles sont solidaires avec leurs frères, elles savent que devant chaque attaque et bombe qui se jette sur Alep ou Homs, le sionisme impose plus son régime fasciste de terreur et ceux qui paient le prix sont les palestiniens exploités et leur jeunesse, avec occupation et faim.
C’est temps que le cri se lève comme un seul poing de: Une seule lutte contre l'impérialisme et ses agents en Palestine, en Syrie, en Égypte, à l'Yémen et  dans toute la région.

Assez de massacrer les enfants en Syrie et les jeunes palestiniens ! La grande coalition des pays impérialistes veut laisser une terre rasée de la Syrie, pour  que tout de suite le sionisme puisse dévaster la nation palestinienne. Le drapeau Palestine doit recommencer à agiter dans sa capital, Jérusalem! Pour la destruction de l'Etat sioniste fasciste d'Israël! À bas le plan de "deux états" de l'ONU, de l'impérialisme et de la Ligue Arabe!

La solution des masses palestiniennes est prendre le problème à leurs propres mains, et entre tous décider comment se libérer. Pour une ASSEMBLÉE NATIONALE PALESTINIENNE avec des délégués élus révocables depuis chaque ville, village et camp de réfugiés de la Gaza et de Cisjordanie, et de la diaspora palestinienne, confinée par les coups contre-révolutionnaires du sionisme au Liban, en Jordanie et autres pays de la région. Dehors la bourgeoisie palestinienne collaboratrice avec Obama et le sionisme ! Pour une Palestine libre, laïque, démocratique et non raciste, qui pourra seulement être garantie par un gouvernement ouvrier et paysan basé sur les organismes armés d'autodétermination des masses palestiniennes, comme part d'une Fédération de Républiques Ouvrières et Socialistes du Moyen-Orient!

 

P.P.
Correspondante de la Maison d’ Edition Socialiste Rudolph Klement